Steve Jobs, Biographie par Walter Isaacson

Publié le 13 mars 2012 par Dracko. Commenter

Biographie de Steve Jobs par Walter IsaacsonJ’ai terminé il y a quelque temps déjà la lecture de la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacston. C’est un journaliste, habitué des biographies de célébrités avec celles de Henry Kissinger, Benjamin Franklin, Albert Einstein et maintenant celle de Steve Jobs.

Pour moi, Steve Jobs était loin d’être parfait et certainement pas un modèle en tant qu’individu. Par contre c’était un visionnaire, un génie sachant mieux que quiconque et souvent contre l’avis de tous ce qui serait aimé du public. Son secret, si on peut parler de secret, était de refuser les compromis, de toujours chercher la perfection, sa perfection, suivant ses critères. Et il faut admettre à la vue des succès d’Apple ces dix dernières années, que sa vision de la perfection collait plutôt pas mal avec celle de ses contemporains.

Steve Jobs pensait que les enquêtes de consommateurs ne servaient à rien, que les gens ne pouvaient pas savoir qu’ils avaient envie d’un produit qu’ils ne pouvaient même pas imaginer. Que ces enquêtes, n’amenant dans le meilleur des cas que quelques vagues idées d’évolutions de l’existant, jamais elles ne généreraient une révolution. Son terme préféré, souvent raillé mais pourtant tellement vrai. C’est l’iPad qui a été sa dernière véritable révolution. Lancé il y a deux ans, avec tous les experts prédisant un échec commercial sans précédent. Maintenant, il s’en vend des millions chaque mois. Un échec à la Steve Jobs…

Je ne vais pas vous raconter le livre, mais il est passionnant pour qui aime les biographies. Des débuts de l’informatique, dans un garage en Californie, à la puissance actuelle d’une société qui pèse plus de 500 milliards de dollars. On apprend dans ce livre que Steve Jobs savait qu’il pouvait être un sale con, qu’il a connu une période où, par conviction et pour le plus grand malheur des gens autour de lui, il ne se lavait pas. Mais aussi qu’il vouait un culte obsessionnel à la simplicité. Il voulait penser ses produits comme des oeuvres et donc tout contrôler, jusqu’à leurs entrailles qui devaient être belles, même si personne ne devait jamais les voir. Et puis sur une idée nouvelle, il pouvait recommencer une conception de zéro, contre l’avis de tous. Inimaginable dans une autre société qu’Apple.

Adorable ou insupportable, riche mais simple, aimant l’argent pour ce qu’il permet, mais détaché de l’argent pour ce qu’il est, un homme tout en paradoxes. Un homme qui a passé sa vie à pousser les autres à bout, avec en tête l’idée qu’ils iraient plus loin qu’ils ne l’auraient été sans lui, qu’ils pouvaient être meilleurs en se sentant agressés, poussés au bout de leurs limites. Et pour ceux qui arrivaient à résister à ce traitement, cela se vérifiait toujours…

J’aime les produits Apple, c’est une véritable pommeraie chez moi et j’attend impatiemment, tel un gosse, l’arrivée de mon nouvel iPad, la troisième génération de ce qui devait être un flop terrible qui est déjà en rupture de stock partout. Un pied de nez posthume que j’adore. Je ne peux, et ne veux plus me passer de cette ardoise magique du 21ème siècle.

Les 4 Vies de Steve Jobs par Daniel IchbiahSteve Jobs a laissé Apple entre les mains de Tim Cook, associé au designer Jonathan Ive. La continuité donc, et je suis persuadé que c’est un choix qui va permettre de respecter la logique passée: simplicité, beauté et efficacité. Tout sauf la complexité qui existe chez les concurrents et qui à mon sens, empêche leur progression, malgré des prix plus bas et des produits très bons et plus ouverts. Moi qui suis pourtant un geek, j’aime savoir que “ça marche”, pas que ce sera génial quand ça marchera…

Vous pouvez vous procurer le livre en version papier ici: Steve Jobs – Walter Isaacson ou encore, pour les plus modernes, en format numérique pour le lire sur votre iBidule: Steve Jobs – Walter Isaacson.

Un autre livre à dévorer sur le même thème, mais non officiel: Les 4 vies de Steve Jobs – Daniel Ichbiah ou en numérique ici : Les 4 vies de Steve Jobs – Daniel Ichbiah.