Plus rien n’est réel, c’est magique

Publié le 1 mars 2012 par Dracko. 5 Commentaires

Eli StoneVous l’avez certainement compris si vous me lisez depuis un moment, je suis friand de cinéma et de séries télévisées. Il y a peu de temps, je cherchais des informations sur une série et de clic en clic, je suis arrivé jusqu’à une vidéo mise en ligne par Stargate Studios, des spécialistes du fond vert basés à Los Angeles et à Vancouver. Ils ont compilé un échantillon de leurs meilleurs trucages dans cette nouvelle vidéo, nous permettant d’y découvrir quelques effets impressionnants de Grey’s Anatomy, Dirty Sexy Money, Ugly Betty, 24 Heures Chrono, Monk, Urgences, Heroes…

Je sais depuis longtemps que beaucoup de choses sont fausses ou truquées dans le monde merveilleux du film, mais à ce point, pour des choses aussi simples qu’une vue sur une maison ou une promenade au bord de l’eau, je ne pensais pas. S’il est évident que le Boeing 747 qui s’écrase n’est pas réel, qui pourrait imaginer que la simple rue de banlieue est totalement irréelle? Qui pourrait supposer qu’il est devenu tellement plus simple (et moins cher) de tout recréer plutôt que de perdre du temps à chercher le coin idéal que le réalisateur à en tête pour son film ?

Les séries américaines sont faites de trucages donc, mais ce fond vert omniprésent est incroyable, plus rien n’est réel en fait. On voit un tas de scènes dans nos séries préférées, se disant souvent que l’endroit filmé est magnifique, que la vue de la villa est superbe, que ce luxe est incroyable. Et bien c’est le cas, c’est incroyable, rien n’existe! C’en est fini du temps où on pouvait dire qu’une scène avait été tournée à tel endroit, voire s’y rendre en pèlerinage pour les plus passionnés.

De nos jours, il est possible d’incruster n’importe quel effet visuel dans une scène, d’emmener les acteurs dans des décors virtuels impossibles à filmer, de créer des tempêtes de neige, un meeting géant, des explosions, des crash, etc… On peut se demander où est la limite, mais je pense qu’elle n’existe presque plus cette limite: on n’arrive plus à démêler le faux du vrai. Je vous laisse essayer, mais pour ma part, la plupart du temps je ne fais plus la différence.

Alors, où est la réalité ?