Arrêtez les Pendules, Stop all the clocks

Publié le 11 janvier 2012 par Dracko. Un Commentaire

PenduleC’est malheureusement bien souvent trop tard que l’on s’aperçoit de ce qui a été perdu. Nous devrions toujours prendre le temps de réfléchir aux choses avant, tant qu’il est encore possible d’en profiter. Non, je n’ai perdu personne, soyez rassurés, mais quand je pense au temps qui passe et à tout ce qui n’est plus, je me dis souvent qu’au moment où nous les avons ces choses, plaisirs ou bons moments, appelez cela comme vous le voudrez, nous n’en faisons bien souvent pas grand cas. Un simple constat la plupart du temps, que c’est normal, agréable ou je ne sais quoi d’autre. Mais en oubliant, voir n’y pensant même pas, qu’un jour cela ne sera peut être plus, et que nous n’en aurons peut être pas profité assez au bon moment. C’est idiot, après il est toujours trop tard…

Par Wystan Hugh Auden (1907-1973)

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.

Ou pour les anglophobes, sa traduction. Un texte bien connu des cinéphiles car ils l’auront entendu dans Quatre Mariages et un Enterrement, lors de ce dernier.

Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d’aboyer pour l’os que je lui donne,
Faire taire les pianos et les roulements de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots Il Est Mort,
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices
Ganter de noir les mains des agents de police

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l’amour jamais ne finirait : j’avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu’on les balaye
Démonter la lune et le soleil
Vider l’océan, arracher les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

Alors, prenez donc parfois quelques minutes de votre temps pour penser au fait qu’il passe toujours vite, et qu’une force naturelle fait qu’il va encore plus vite durant les bons moments…